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| © Arias Danger Aimée/Static - Fabienne Piaut |
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Grâce à la présence des médias internationaux francophones (Canal+ Afrique, TV5 monde, Canal+ Sport, RFI, France Télévision, Euronews, etc.) de nombreuses parties du monde vivent au rythme de la course pendant près d’une semaine. En local, des télévisions privées diverses et des quotidiens assurent la couverture médiatique qui s’est étoffée des directs, pendant 3 h, de la RTG1 et de TéléAfrica sur lesquels des plateaux TV sont animés tous les soirs. De nombreux sites web d’information généraliste et sportive (lequipe.fr, cyclismactu.net, Vélovélo.com, Rfi.fr, gaboneco.com, gabonews.ga, etc.) accordent une place non négligeable à la Tropicale qui dispose d’un site dédié, tropicaleamissabongo.com. La présence d’équipes et de coureurs internationaux assure quant à elle la couverture de l’épreuve à l’étranger (France, Belgique, etc.) et un documentaire 52 mn diffusé sur Canal+ sport et Sport+ est réalisé chaque année.
Philippe Le Gars : « La Tropicale est une course qui prend sa place médiatique »
Journaliste au quotidien français «L’Equipe», Philippe Le Gars a couvert quatre éditions de la Tropicale. Il se félicite des progrès du cyclisme africain et de la place médiatique que prend cette course en Europe.
Quelle est la particularité de cette édition de la Tropicale Amissa Bongo ?
La particularité, c’est la 1ère victoire de deux coureurs d’Afrique noire. Ce qui prouve la valeur montante de ce cyclisme africain. On connaissait l’Afrique de l’Ouest qui avait une culture du cyclisme et maintenant on voit l’émergence des pays d’Afrique de l’Est. C’est quelque chose de très important pour l’évolution du cyclisme en Afrique.
Que pensez-vous de la médiatisation de cet événement ?
Ca prend beaucoup d’ampleur. Avec l’habitude, cette première course au calendrier UCI entre dans les mœurs. Et les gens suivent, ils s’intéressent, les coureurs parlent du Gabon après parce qu’ils ont lu ça dans les journaux, qu’ils ont vu ça à la télé. C’est une course qui prend sa place.
Croyez-vous avoir dans le journal L’équipe, un lectorat qui s’intéresse à la Tropicale Amissa Bongo ?
Bien sûr. Sinon je ne serais pas là pour la 4e fois. Ce qui est sûr c’est que les gens sont curieux de découvrir ce qu’est que le cyclisme en Afrique. C’est pas évident, on n’a pas l’habitude d’y venir. On reste sur le vieux continent avec nos idées préconçues sur le cyclisme occidental. Là il y a un autre cyclisme et peut-être que la confrontation entre les deux cyclismes va faire qu’on s’intéresse encore plus au cyclisme africain.
Fabienne Piaut, le couteau suisse de la Tropicale
Elle a couvert toutes les éditions de la Tropicale et se définit, en riant, «un peu un couteau suisse sur la Tropicale.» Journaliste, Fabienne Piaut, couvre cet évènement pour Marenco Productions, structure qui met à la disposition des autres médias les reportages télé réalisés par la jeune dame et son équipe. Sur cette course, elle tient également le rôle de coordinatrice des cameramen à moto dont elle trie les images et fait sujets qui seront mis à la disposition de Canal + Horizons. Elle supervise également un journaliste qui réalise des sujets pour TV5 et, au terme, de la Tropicale Amissa Bongo, elle fait un film de 52 mn. Fabienne Piaut pense que la médiatisation de la Tropicale est «grandissante. Cette année la télévision gabonaise est là avec un car pour le direct. Le Gabon s’est vraiment donné les moyens de retransmettre au mieux la compétition. Il y a de plus en plus de médias africains et, coté médias européens, nous sommes là pour faire la transition : refiler aux médias africains des images, bref tout ce dont ils ont besoin.»
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