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2017

LA COURSE

Gène en habitué

Déjà vainqueur de la Tropicale en 2013, le Français originaire de la Guadeloupe a renouvelé sa performance sur cette 12e édition de la Tropicale en rajoutant une 7e étape à son palmarès qui fait de lui le recordman du nombre de victoires en neuf participations. Le coureur de Direct Energie a tout misé sur la 5e étape entre Lambaréné et Kango pour renverser une situation compromise par l’équipe Minsk Cycling Club qui s’était emparée du maillot jaune grâce à Stanislau Bazhkou. Les Biélorusses ont été piégés par les hommes de Jean-René Bernaudeau qui avait élaboré un plan d’attaque sur cette étape difficile. Yohann Gène, âgé de 35 ans, s’est imposé ce jour-là à Kango, à la veille de du week-end final mais s’est surtout installé confortablement à la première place du classement général qu’il ne quitta plus jusqu’à l’arrivée à Libreville.

LA TETE D’AFFICHE

Voeckler, pour ses adieux

Thomas Voeckler s’était promis de revenir une dernière fois sur les routes gabonaises avant de mettre un terme à sa carrière. Le déplacement des dates de la Tropicale en février en raison de l’organisation de la CAN en janvier, n’a rien changé à ses plans. L’ancien maillot jaune du Tour de France a même fait l’impasse sur Paris-Nice pour venir courir au Gabon à six mois de sa retraite au soir de l’arrivée du Tour de France le 23 juillet 2017. Il a tout essayé au début de cette Tropicale pour aller chercher une victoire d’étape ou même une victoire au classement final mais son nom étant trop connu et trop surveillé par ses adversaires, il a préféré se sacrifier pour travailler pour Yohann Gène.

L’INSOLITE

Les minots érythréens brillent

Chaque année, l’équipe nationale d’Erythrée arrive avec de nouvelles têtes et surtout de nouveaux jeunes talents. Cette 12e édition de la Tropicale n’a pas échappé à la règle, la moitié de l’équipe sortait tout juste de la catégorie des juniors et n’avait pas encore couru une seule course de 1ère catégorie, le niveau de la Tropicale au calendrier de l’UCI. Avec une moyenne d’âge de 21,1 ans, ils étaient venus en découverte mais avec succès. Ils ont ainsi été les seuls Africains à remporter une étape, la dernière à Libreville grâce à Meron Abraham, six ans après Natnael Berhane qui avait sa carrière professionnelle grâce à se succès. Les Erythréens ont également décroché le classement du meilleur grimpeur et celui du prix de la Combativité.

LE FAIT MARQUANT

Sept africains dans le top 10

Alors qu’on s’attendait à une domination des professionnels en raison de la date plus avancée dans la saison européenne qui aurait dû favoriser ceux qui avaient déjà plus de jours de compétitions dans les jambes, on s’est aperçu que la hiérarchie s’était encore plus nivelée cette année à l’occasion de la 12e édition de la Tropicale. Avec 7 coureurs classés dans les 10 premiers du classement final, les Africains ont fait fort ! On y retrouve surtout quatre nationalités différentes : Erythrée (3), Maroc (2), Rwanda (1) et Côte d’Ivoire (1). Ce qui prouve la richesse grandissante du cyclisme africain.

LE PALMARES

VAINQUEUR FINAL : Yohann Gène (Direct Energie)
CLASSEMENT PAR POINTS : Stanislau Bazhkou (Minsk Cycling Club) 
MEILLEUR GRIMPEUR : Awet Habtom (Erythrée)
CLASSEMENT DES POINTS CHAUDS : Essaid Abelouache (Maroc) 
CLASSEMENT DES JEUNES : Soufiane Sahbaoui (Maroc)
MEILLEUR AFRICAIN : Saleheddine Mraouni (Maroc) 
CLASSEMENT DE LA COMBATIVITE : Awet Habtom (Erythrée)
CLASSEMENT PAR EQUIPES : Maroc