2018

LA COURSE

ARERUYA, DEJA COMME UN CHAMPION

Joseph Areruya a été la grande attraction de cette 13 édition de la Tropicale. Le jeune coureur rwandais qui venait tout juste de fêter ses 22 ans en arrivant au Gabon pour prendre le départ de Kango, est devenu le premier coureur africain à remporter une épreuve aussi relevée dans la hiérarchie mondiale sous les couleurs d’une équipe nationale. Il a réussi le coup parfait en deux temps. Tout d’abord en remportant la 4e étape à Mitzic après avoir piégé trois professionnels qui l’accompagnaient dans l’échappée, puis en défendant avec maîtrise son maillot jaune lors des deux dernières étapes du week-end où il fut attaqué de toutes parts. Joseph Areruya a affolé les statistiques : il est à la fois, le 10e coureur africain à remporter une étape de la Tropicale, le 3e coureur africain à gagner le classement final de la Tropicale mais aussi le plus jeune coureur depuis 2006 à réaliser cette performance.

LA TETE D’AFFICHE

NOCENTINI, LE MEILLEUR VIEUX

La présence d’un ancien maillot jaune du Tour de France est toujours un événement. La Tropicale avait déjà accueilli par le passé le Français Thomas Voeckler ou l’Allemand Linus Gerdemann, cette fois c’était un Italien de renom qui est venu découvrir les routes gabonaises. Rinaldo Nocentini âgé de 40 ans n’a rien perdu de ses qualités, il a remporté deux étapes à Lambaréné le 3e jour puis à Oyem lors de l’avant dernière étape, à chaque fois sur des routes très difficiles où l’expérience était essentielle pour réussir. Héros du Tour de France 2009 après avoir porté le maillot jaune du Tour de France pendant huit jours, l’Italien est venu à la tête de l’équipe portugaise Sporting Tavira pour prouver que la passion pour la compétition n’avait pas d’âge.

L’INSOLITE

L’AUSTRALIE DEBARQUE EN FORCE

Pour la première fois de l’histoire de la Tropicale, l’Australie était représentée sur la Tropicale. Un beau clin d’œil de l’histoire car la saison mondiale de cyclisme qui débutait sur les routes gabonaises avec la Tropicale était suivie le lendemain par le Tour Down Under en Australie première épreuve du World Tour. Brenton Jones le coureur australien de l’équipe française Delko-Marseille n’était pas venu pour faire du tourisme au Gabon, mais pour prouver qu’il était l’un des coureurs les plus rapides du peloton. Il a remporté deux étapes, à Fougamou et à Ambam à chaque fois au terme d’un final haletant et à vive allure. Brenton Jones a ainsi permis à l’Australie de devenir la 20e nation à remporter une étape de la Tropicale depuis 2006.

LE FAIT MARQUANT

PAS DE FRANÇAIS VAINQUEUR D’ETAPE

L’équipe de Jean-René Bernaudeau qui domine la Tropicale depuis 2010 avec sept victoires au classement final avec les couleurs de Bouygues Telecom, Europcar et Direct Energie, n’a pas eu la même réussite lors de cette 13e édition. Aucune victoire d’étape et pas de maillot jaune cette année. Au-delà de cette déception pour Direct Energie, c’est aussi le cas pour les coureurs français vainqueurs de 30 étapes depuis 2006, mais qui cette fois sont rentrés bredouilles. Une tendance qui prouve une fois de plus que la Tropicale est devenue une épreuve très internationale où les coureurs africains ont désormais leur mot à dire.

LE PALMARES

VAINQUEUR FINAL : Joseph ARERUYA (Rwanda)

CLASSEMENT PAR POINTS :  Brenton JONES (Delko-Marseille)

MEILLEUR GRIMPEUR : Tesfom OKUBAMARIAM (Erythrée)

CLASSEMENT DES POINTS CHAUDS : Tesfom OKBAMARIAM (Erythrée)

CLASSEMENT DES JEUNES : Joseph ARERUYA (Rwanda)

MEILLEUR AFRICAIN : Joseph AREUYA (Rwanda) 

CLASSEMENT PAR EQUIPES : Bike Aid (Allemagne)

TEAM CLASSIFICATION: Bike Aid (Germany)